lundi 1 juin 2020


Je suis comme la rose du matin
qui pleure sa rosée
à la fraîcheur de l’aube
frémissante et blême
sur laquelle les paupières de la nuit
laissent encore
difficilement
transparaître
la promesse d’un jour éclatant
à la faveur d’un soleil radieux et coquin
qui s’amusera à éclabousser la rose
encore humide
pour la cuire
en des reflets chatoyants
d’un rouge délicieusement velouté


Eric Meyleuc

Années 1990, Les lilas
In Mots-Miroirs : au cœur des maux
Paris, 2004
in Présence d’Eric Meyleuc –Pedro Vianna
La Ruche des Arts
Les numéros spéciaux de Plein Sens n° 01
Paris, 2018