Rouges de colère car les classes populaires ne doivent pas payer la crise du capitalisme.



Verts de rage contre le productivisme qui détruit l’Homme et la planète.



Noirs d’espoir pour une société de justice sociale et d’égalité


dimanche 21 janvier 2018

Poème composé par Jacques Prévert pour le groupe Octobre en avril 1933. Il fut joué en saynète devant les grévistes de l’usine Citroën, quai de Javel auxquels leur patron, André Citroën, venait d’annoncer une baisse de leurs salaires d’environ 20%

Citroën

Dans les sales quartiers de misère, Ce sont de petites lueurs qui luisent.
Quelque chose de faiblard, de discret, des petites lanternes, des quinquets.
Mais sur Paris endormi, Une grande lumière grimpe sur la tour, Une lumière toute crue…
Citroën, Citroën…

C’est le nom d’un petit homme,
Un petit homme avec des chiffres dans la tête,
Un petit homme avec un sale regard derrière son lorgnon,
Un petit homme qui ne connaît qu’une seule chanson.
Toujours la même…
Bénéfice net… Millions, millions…
Une chanson avec des chiffres qui tombent en rond…
500 voitures, 600 voitures par jour…
Trottinettes, caravanes, expéditions, auto-chenilles, camions…
Bénéfice net… Millions, millions, citron, citron.
Même en rêve il entend son nom.
500, 600, 700 voitures, 800 auto-camions, 800 tanks par jour… 2000 corbillards par jour…
Et que ça roule !

Il sourit, il continue en chanson…
Il n’entend pas la voix des hommes qui fabriquent.
Il n’entend pas la voix des ouvriers. Il s’en fout des ouvriers !
Un ouvrier c’est comme un vieux pneu…
Quand il y en a un qui crève, on ne l’entend pas crever.
Citroën n’écoute pas… Citroën n’entend pas…

Il est dur de la feuille pour ce qui est des ouvriers.
Pourtant au casino, il entend bien la voix du croupier…
Un million M. Citroën, un million !
S’il gagne, c’est tant mieux. C’est gagné.
S’il perd ce n’est pas lui qui perd…
Ce sont ses ouvriers ! Ce sont ses ouvriers !

C’est toujours ceux qui fabriquent qui en fin de compte sont fabriqués…
Et le voilà qui se promène à Deauville. Le voilà à Cannes qui sort du casino,
Le voilà à Nice qui fait le beau sur la promenade des Anglais
En petit veston clair ; Beau temps aujourd’hui !
Le voilà qui se promène… qui prend l’air !
A Paris aussi il prend l’air ! Il prend l’air des ouvriers
Il leur prend l’air, le temps, la vie.

Et quand il y en a un qui crache ses poumons dans l’atelier
Ses poumons abîmés par le sable et les acides,
Il lui refuse une bouteille de lait
Une bouteille de lait ? Qu’est-ce que ça peut lui foutre ? Il n’est pas laitier…
Il est Citroën.
Il a son nom sur la tour. Il a des colonels sous ses ordres
Des généraux gardes-chiourmes, espions ? Les journalistes mangent dans sa main.
Le préfet de police rampe sur son paillasson.
Citron ? Citron ? Millions, millions…

Et si le chiffre d’affaires vient à baisser
Pour que, malgré tout, les bénéfices ne diminuent pas
Il suffit d’augmenter la cadence et de baisser le salaire des ouvriers.

BAISSER LES SALAIRES !
Mais ceux qu’on a trop longtemps tondus en caniche
Ceux-là gardent encore une mâchoire de loup

Pour mordre, Pour se défendre, Pour attaquer, Pour faire la grève, la grève, la grève !
VIVE LA GREVE !

« Citroën » de Jacques Prévert - © Fatras / Succession Jacques Prévert

In « Octobre – sketches et chœurs parlés pour le groupe Octobre » (1932-1936), Editions Gallimard.
Assurance chômage : « cure de jouvence » ?

Macron considère que le contexte politique lui est favorable. Il veut en profiter pour pousser son avantage, après les ordonnances concernant le droit du travail, visant à « libérer » les forces économiques, (par ex, en facilitant les licenciements pour favoriser les embauches !), et à attaquer les protections des salariés. Les oppositions politiques étant quasi nulles et un front social et syndical incapable de s’organiser, il semble avoir une voie royale devant lui. Pour baisser la dépense publique de 54.6% du PIB à 51% en 2022, il ouvre un autre chapitre, celui de la « rénovation du modèle social » qui « offrirait de nouvelles protections aux actifs et faciliterait les parcours professionnels ». Après avoir flexibilisé le travail, voici le temps de le sécuriser ! Il veut bâtir la flexisécurité à la française. Le 11 janvier, étaient lancées les négociations sur les réformes de l’assurance-chômage, la formation professionnelle et l’apprentissage, pour être bouclées par une loi en mars. Chaque jeudi, jusqu’au 16 février, les « partenaires » sociaux vont plancher sur la « cure de jouvence » à appliquer. Qu’en est-il ? Qu’en sait-on ? Etendre et contrôler semblent être les deux grands axes.

1 - Etendre l’assurance-chômage

Macron avait promis, dans sa campagne, d’étendre l’assurance-chômage aux démissionnaires. « Je veux que tous les 5 ans, tous les salariés puissent avoir accès à ce droit de chômage s’ils décident de démissionner ». Aujourd’hui, sur plus de 1 million de démissions, 70 000 sont indemnisées. L’étendre « généreusement » pourrait coûter entre 8 et 14 milliards € la 1ère année, puis entre 3 à 5 milliards les années suivantes, chiffres dévoilés par les Echos. A peine annoncé qu’un pas en arrière était fait et des limites posées : cette indemnisation ne pourrait être accordée qu’une fois tous les 5 ans et l’indemnité serait plafonnée. L’on s’oriente donc plutôt vers un toilettage de ce qui existe déjà, puisque l’indemnisation des démissionnaires est possible, dans 15 cas légitimes, comme suivre son conjoint exerçant un nouvel emploi dans une autre résidence, suivre son enfant handicapé placé dans une structure d’accueil éloignée, changer de résidence pour violences conjugales, etc.   

L’autre extension de l’assurance-chômage concerne les indépendants : chefs d’entreprises non-salariés, autoentrepreneurs, artisans, commerçants, professions libérales, sachant qu’un certain nombre de ces indépendants n’y sont pas favorables et notamment l’Union des entreprises de proximité. Ce pourrait être un système optionnel plus avantageux que les assurances privées actuelles mais cela représente environ 3 millions de personnes avec des profils très variés. Il a déjà été annoncé qu’il n’y aurait pas, pour ceux-là, de cotisation supplémentaire puisqu’ils financent déjà le système par la CSG ! 

Tout cela devrait se faire sans augmentation des cotisations alors que des diminutions sont déjà engagées : depuis le 1er janvier, les cotisations salariales maladie et chômage sont remplacées par une augmentation de  1.7 point de CSG. L’UNEDIC, qui perçoit les cotisations chômage et les redistribue aux indemnisables, accuse un déficit régulier : 4 milliards € en 2016 (35.5 milliards de recettes et 39.5 milliards de dépenses) alourdissant la dette et la faisant monter à plus de 33 milliards.

Alors, inconséquence notoire des décideurs ?

L’on peut surtout s’interroger sur ce qui se cache derrière ces propositions.

Le système actuel contributif et assurantiel est assis sur des cotisations sociales payées par les salariés et les employeurs, pour financer des allocations-chômage à ceux qui en ont besoin quand ils sont licenciés, dont le montant varie en fonction du dernier salaire perçu et de la durée de l’emploi perdu. La grosse crainte de ses partisans est qu’il bascule dans un système de minimum social d’un même niveau pour tous. Cette crainte n’est pas sans fondement ; elle est concomitante des régressions inscrites dans la loi Travail. Il ne s’agit en aucune manière de la part du gouvernement des ultra-riches de Macron, de générosité vis-à-vis d’autres catégories sociales. Cette « cure de jouvence » de l’assurance-chômage fait glisser le financement par cotisations obligatoires des salariés et des employeurs à un financement par l’impôt. Du même coup, et c’est le risque, elle pourrait modifier le mode de gestion du système actuel. En effet, quelle légitimité auraient les représentants des salariés et des employeurs à gérer paritairement l’UNEDIC, dans un système où intervient un troisième partenaire ? Irait-on vers un ménage à trois (patronat, syndicat, Etat), puisque l’impôt est mobilisé, pour glisser vers un système totalement contrôlé par l’Etat ?

2 - Contrôler les chômeurs

Pour permettre l’accès à l’assurance-chômage à d’autres catégories sociales, à coûts constants, Macron propose de renforcer le contrôle des chômeurs, c’est le deuxième axe de cette « réforme ».

Les gouvernants d’aujourd’hui, pas mieux que ceux d’hier, considèrent qu’il y a deux catégories de chômeurs : les involontaires et  les volontaires. Aussi, l’affirme Mme Pénicaud, ministre du travail : « il n’y a aucune raison qu’on laisse tranquilles les fraudeurs des Assedic ! ». La chasse aux « fraudeurs » va s’ouvrir. Rien de bien nouveau. La règlementation actuelle impose aux chômeurs d’effectuer « une recherche d’emploi active, concrète et justifiable au moyen de preuves ». Pôle Emploi peut radier celles et ceux qui rejettent à deux reprises sans motif légitime une offre raisonnable ou ne se présentent pas, sans motif valable, à des entretiens individuels, par exemple. Eh bien, il faut mater tous ces « profiteurs » affirme la ministre, cette ex-DRH de Danone qui, bien placée pour connaître le plan de licenciements qu’elle mettait en œuvre, a vendu ses stock-options juste au bon moment pour empocher le pactole de 1.13 million €, soit en une journée, ce que gagnent des millions de smicards ! Profiteuse ? Non !!!!

Peu importe d’ailleurs que les analyses conduites par Pôle Emploi démontrent que le contrôle des demandeurs d’emploi ne donne pas de résultats concluants... parce que ceux-ci ne trichent pas. 215 agents de Pôle Emploi sont spécialement affectés aux contrôles : sur une période de 18 mois (2015/2016), les 269 000 contrôles effectués révèlent que 9 inscrits sur 10 sont actifs dans leur recherche d’emploi ; sur les 14% sanctionnés et radiés, 60% ne percevaient plus d’allocation, on ne peut donc les accuser de « profiter des allocations » ! On n’est donc pas face à une «’armée de profiteurs » qui mettrait tout le système d’assurance-chômage en péril. Mais pour ceux qui veulent réduire les dépenses publiques, l’important est de désigner les «fainéants » pour les livrer à la vindicte des « vertueux » et accroître les radiations pour ceux qui n’accepteraient pas deux offres « raisonnables » ; et pourtant la loi de 2008 qui prévoit déjà une disposition similaire est inapplicable parce que la plupart des offres sont mal libellées, ne mentionnant pas la rémunération ou concernent des contrats courts, très courts… Peu importe ! Le président annonce la multiplication par 5 des agents dédiés au contrôle alors que la baisse des effectifs à Pôle Emploi est déjà réelle et que l’objectif de réduire les dépenses publiques prévoit la suppression de 300 équivalents temps plein (1) alors que les agents de Pôle Emploi sont débordés par les tâches de contrôle et de suivi (tableaux, données informatiques…) prouvant que les objectifs sont atteints… personne n’est dupe.

Plutôt que faire la chasse aux chômeurs, mieux vaudrait faire la chasse aux contrats courts proposés par les employeurs, et appliquer un bonus-malus sur les cotisations patronales, en fonction de la propension ou non du patron à recourir aux contrats courts (moins de 1 mois). Ces contrats coûtent très cher à l’UNEDIC en indemnisations-chômage, environ 6,2 milliards par an, sachant que les CDD très courts représentent 69% des embauches, hors intérim.  Entre 2000 et 2014, les embauches en CDD de moins de 1 mois ont augmenté de 140%. Mais, à peine annoncé cet objectif gouvernemental ne semble déjà plus d’actualité : « Le bonus-malus est une réponse mais il n’a jamais été un objectif en soi » indique-t-on dans l’entourage de Pénicaud alors même que Macron s’y était engagé pendant sa campagne !

Agir  ou réagir

Les points-phares de cette « refonte » de l’assurance-chômage traduisent une volonté de modifier profondément le système existant. Dans le contexte de chômage actuel et, par conséquent, de dépenses importantes en indemnisations, la volonté d’élargir l’assurance-chômage à des catégories sociales nouvelles, le refus d’augmenter les recettes en cotisations de l’UNEDIC en préférant le financement par l’impôt, devraient suffire à nous faire descendre dans la rue pour protester fermement contre la chasse aux chômeurs qui va s’accentuer, la précarité de l’emploi qui va augmenter, le droit de regard et de décision des représentants des salariés (même s’il est largement imparfait) qui va disparaître.

La « cure de jouvence » risque de se transformer en amaigrissement fatal pour l’assurance-chômage. La « réforme » simultanée de l’apprentissage et de la formation professionnelle n’augure rien de moins que la facilitation de la flexiblité, la précarisation de l’emploi. Alors, pourquoi attendre la fin du cycle des négociations ? Il sera trop tard début mars, lorsque la proposition arrivera à l’assemblée nationale. La colère gronde et nos grognements sourds doivent se transformer en actes de résistance collective pour bloquer demain les contre-réformes qui se poursuivent. Laisserons-nous faire ou entonnerons-nous le chant des mineurs américains ? (2)

Dans quel camp tu es ? De quel côté ?

Vous restez là sans bouger, mais comment pouvez-vous ?
Etes-vous un de ces mouchards ou êtes-vous avec nous ?

Ne te vends pas aux patrons, n’écoute pas leurs sottises
Nous, pauvres diables, notre seule chance, c’est qu’on s’organise.

Dans quel camp tu es ? De quel côté ?

Odile Mangeot, le 14 .01.2018


(1)   Source Politis du 16.11.2017       

(2)   Extraits de Which side are you on ? de Florence Reece, épouse d’un leader syndical, lors d’une grève des mineurs, en 1931, dans le canton d’Harlan, Kentucky. Chanson interprétée par Olivier, dans sa conférence gesticulée Chômeurs en miettes à retrouver sur https://conferences-gesticulees.net/chômeurs      
Pour favoriser l’émancipation des cerveaux !


                S’affranchir, se libérer de toute domination est une envie universelle et légitime ; sa mise en application commence en chacun, au cœur de notre tête. Le cerveau, l’organe de l’esprit, est composé de deux hémisphères cérébraux et diencéphale – ou cerveau reptilien. Ce fabuleux encéphale de 1400 grammes est le siège de nos facultés mentales : pensées, mémoire, raisonnement, conscience, sentiment, etc.
                Il mérite donc une grande attention afin de développer son plein potentiel. En effet, puisqu’il est le siège de toutes pensées, des paroles et des actes, l’usage de notre ordinateur superpuissant conditionne notre évolution harmonieuse, elle-même pourvoyeuse de révolution si la situation nous y invite.
                Approfondissons donc nos connaissances en matière de fonctionnement cérébral car les chercheurs font de perpétuelles découvertes enrichissantes. Ensuite, nous nous intéresserons aux actions bienfaisantes pour cultiver un esprit sain puis aux multiples agresseurs invisibles du QI et comment y remédier. Enfin, afin de rendre au souverain de notre royaume ce qui lui revient, nous conclurons sur les prodigieux pouvoirs de l’esprit et ses surprises possibles…

Fonctionnement neuronal
                Le cerveau représente à peine 3% du poids de notre corps et utilise 20% de notre énergie corporelle. Il y a plus de 100 milliards de neurones, ces cellules de quelques microns concentrés dans la matière grise. Les neurones possèdent une extraordinaire capacité de communication puisque chaque neurone établit environ 10000 contacts avec d’autres cellules nerveuses grâce aux dendrites et axones.
                Les neurones sont ainsi connectés entre eux par contact entre les dendrites formant les synapses dont le nombre est supérieur à 1000 milliards. L’information circule sous forme d’une activité électrique et de molécules chimiques, qui se propagent à travers les neurones sous forme d’influx nerveux, franchissant facilement les synapses grâce à des substances chimiques, les neuromédiateurs.
                La production de nouveaux neurones ne s’arrête jamais, les nouveaux sont produits à partir de cellules souches. Cette capacité peut diminuer voir disparaitre, en cas de stress, selon l’environnement. Au contraire, la neurogénèse peut être multiplié grâce aux prescriptions suivantes, afin de garder l’esprit alerte.

Comment bien nourrir notre cerveau ?
                Il existe tout un cocktail d’actions simples et efficaces à mettre en œuvre pour favoriser le bien-être du cerveau.
Le régime alimentaire à un rôle très important car la flore intestinale communique en permanence avec le cerveau. Un régime varié, riche en fruitslégumes et aliments complets incite à la prolifération de certaines espèces microbiennes concourant à la prolifération des neurones. A l’inverse, une nourriture peu variée, riche en sucres, graisses, favorise la prolifération d’espèces bactériennes qui ne permettront plus aux cellules de produire de nouveaux neurones.
De plus, certaines associations alimentaires sont très lourde à digérer, monopolise énormément d’énergie et ralentissent ainsi le bouillonnement cérébral. La pire des associations est la viande, les laitages et le gluten ; c’est-à-dire le hamburger. C’est donc ailleurs que dans les fast-foods qu’on ira refaire le monde…
La nourriture, qui sert de matériaux de construction des cellules, peut être un poison ou un médicament pour l’organisme. Ainsi les aliments cuits à trop haute température – aliments grillés, frits, gratinés - provoquent la « réaction de Maillard ». Ces composés sont neurotoxiques ; il convient de privilégier des cuissons vapeur, à l’étouffée ou de type wok (fort et très rapide pour décrudifier).
A l’opposé certains aliments favorisent la régénération des cellules comme les huiles végétales et les graines germées. Les huiles végétales doivent être non raffinée – 1ère pression à froid- ainsi elles conservent les acides gras insaturés indispensable au cerveau.

D’autres actions bienfaisantes…
La méditation est un moyen puissant pour agir sur le fonctionnement du cerveau mais aussi sa structure. Ainsi méditer augmente notre attention, améliore notre vigilance cérébrale, notre présence aux autres et au monde. Méditer ne consiste pas à ‘ne penser à rien’ ni à ‘faire le vide’. Il s’agit plutôt de laisser passer les pensées, sans s’attacher à aucune.
Une autre action importante : c’est l’action ! En effet, l’activité physique produit des substances chimiques qui agissent sur les cellules souches. Il s’agit de sport aérobies comme la marche, la course à pied, le vélo, si on les pratique 20 à 30 mn par jour. La preuve que la culture des muscles est compatible, même préconisée, pour celle des méninges…
Autre point intéressant pour stimuler vos neurones : fuir la routine. Le cerveau crée des autoroutes neuronales avec nos pensées habituelles mais il convient de lui apporter idées fraiches et nouveaux apprentissages afin de défricher de nouveaux passages et d’ouvrir ainsi notre esprit. D’autant qu’il existe une infinité de sujets à exploiter.
Certaines parties de notre cerveau ne sont utilisés que si nous sommes exposés à autrui ; ainsi pour soigner son cerveau les relations sociales font aussi des merveilles.
Et, pour finir, l’une des meilleures actions bienfaisante est celle que vous pratiquez actuellement : la lecture ! La lecture quotidienne favorise également la longévité et le vieillissement réussi, comme tous les conseils précédemment cités.

Les agresseurs invisibles du QI
D’après le constat partagé par plusieurs scientifiques, le quotient intellectuel (QI) est en baisse ; tandis que les troubles du comportement et l’autisme sont en nette progression. Bien que leur identification soit parfois sujette à controverse, toutes les créations artificielles de l’homme peuvent être soupçonnées. Tout ce qui n’est pas dans l’environnement original et naturel de l’humanité peut éventuellement perturber l’équilibre précis de notre matière grise. Ainsi, les agresseurs potentiels sont multiples et croissants et il convient d’appliquer des principes de précaution pour prévenir plutôt que guérir.

Les pollutions électromagnétiques
Ces pollutions sont liées à l’exposition à des champs électromagnétiques. Les sources peuvent être naturelles – atmosphère, courants magmatiques, solaires… – et artificielles. Ces dernières peuvent avoir pour origine :
-          les lignes à haute tension, les transformateurs et les moteurs
-          des dispositifs industriels, scientifiques et médicaux
-          les radars et certains dispositifs d’identification ou de détection de vol
-          les réseaux de télécommunication sans fil (GSM, Wifi, TNT, etc.)
-         certains appareils électroménagers et électronique : four à micro-ondes, plaques à induction, l’ordinateur

Ces ondes traversent le corps humain ; peau et liquide céphalorachidien sont les premières zones concernées. Les effets sont athermiques (effets sensoriels) et thermiques : diminution de l’endurance, baisse de l’aptitude lors des tests psychotechniques. D’après l’Agence nationale de sécurité sanitaire, les ondes électromagnétique pourraient avoir des effets sur les fonctions cognitives – mémoire, attention, coordination – des enfants (et nous sommes tous des grands enfants). Les experts ont également recensé des effets négatifs sur le bien-être (fatigue, troubles du sommeil, stress, anxiété) et à terme des troubles du comportement (agressivité…). Pire encore, elles abîmeraient nos cellules. Une étude européenne montrait une altération des molécules d’ADN dans des cellules humaines soumises plusieurs heures aux hyperfréquences.

L’application des principes de précaution est recommandée par la plupart des organisations et associations :
-          éviter l’installation d’une famille sous une ligne haute tension.
-        utiliser des gaines et des fils blindés pour le câblage électrique ou un interrupteur automatique de champs qui coupe la tension.
-        limiter au strict nécessaire  les sans-fils et utiliser une oreillette ou le haut-parleur, sans bluetooth.
-      éviter de téléphoner dans des mauvaises conditions de réception, ou en grande vitesse.
-     éviter de placer tout émetteur près des organes reproducteurs et du ventre pour les  femmes enceintes.
-          éteindre le portable et le Wifi dès que possible.
-          préférez un câble réseau pour relier l’ordinateur au modem.
-          ne restez pas devant le four à micro-ondes qui fonctionne.
-          éloigner téléphone et radioréveil pendant le sommeil.

Les perturbateurs endocriniens
Ce sont, selon l’Organisation mondiale de la santé, des substances chimiques d’origine naturelle ou artificielle étrangères à l’organisme qui peuvent interférer avec le fonctionnement du système endocrinien et induire ainsi des effets délétères sur l’organisme. Ainsi, nombre de produits chimiques – chlore, fluor, brome…- interfèrent avec l’iode, essentiel au fonctionnement de la thyroïde, un des principaux régulateurs de développement de cerveau. Ces perturbateurs sont partout : dans nos aliments, dans l’air, dans nos vêtements, dans nos cosmétiques, dans les jouets…En Europe, 143000 substances sont sur le marché.

Quelques conseils pour s’en protéger :
-          utiliser du sel iodé car l’iode sature la thyroïde et bloque les perturbateurs.
-       éviter les cosmétiques contenant des phtalates, du triclosan et des parabènes. Préférer le chapeau et une chemise à la crème solaire.
-          limitez l’usage du plastique en cuisine. Préférer le verre et la céramique.
-          aérer chaque jour votre intérieur.
-          lavez vos vêtements neufs avant de les porter. Portez du coton, de la laine…
-          utilisez des poêles en acier inoxydable plutôt que celles non adhésive.
-          consommez plutôt des aliments biologiques.
-          optez pour l’eau du robinet mise en bouteille en verre plutôt que les bouteilles en plastique.


Les écrans
La baisse du niveau intellectuel des étudiants Américains est proportionnelle à l’introduction de la télévision dans les foyers. La moyenne horaire devant les écrans (télévision, ordinateur, téléphone confondus) est de 8 heures. L’ancien PDG de TF1 ne cache d’ailleurs pas sa mission ‘nous vendons à Coca-cola du temps de cerveau humain disponible’.
 Les problèmes cognitifs que cela implique sont des soucis d’attention, des pertes d’imagination et de créativité. Dans les effets indirects, on constate des troubles du sommeil, d’addiction ou ceux liés à la sédentarité. Un adulte risque de finir avec des pathologies comme Alzheimer ; une heure passée à regarder la télévision augmente le risque de 30%.
Autre point important : la qualité de cette nourriture virtuelle. Le cerveau a besoin d’informations variés, l’écosystème numérique entraine un bombardement d’information certes…mais de quel contenu ? L’ensemble est bien trop souvent de qualité médiocre, voir anxiogène. Reste à chacun le choix de trier : choisir l’utile, ce qui nous fait comprendre et se débarrasser du futile.

Les pesticides
L’EFSA – Autorité européenne de sécurité des aliments – a reconnu que l’exposition a certains d’entre eux pouvait affecter de façon défavorable de développement des neurones et des structures cérébrales associées à des fonctions tel que l’apprentissage et la mémoire. L’exposition prolongée augmente les risques de tumeurs cérébrales. Les pesticides peuvent également favoriser l’apparition de maladies neurodégénératives comme Alzheimer et Parkinson.
Les moyens de prévention sont évidemment leur élimination autant que possible. Bien des alternatives existent au jardin, sans pour autant nuire au rendement. En cuisine, privilégier les produits cultivés biologiquement ; ou éplucher les légumes non bio (les pesticides se stockent dans la peau).

Les médicaments
L’objectif des anxiolytiques et des somnifères est d’empêcher le cerveau, celui qui cherche à comprendre, de fonctionner. Leur consommation permet de mettre le cerveau en ‘marche automatique’ en inhibant les principaux neurotransmetteurs. Leur utilisation chronique est donc une entrave à la production de nouveaux neurones, causant en plus une addiction possible. Les effets secondaires peuvent être des troubles de la mémoire et de la concentration, de la somnolence ou des troubles du comportement. Ainsi, mieux vaut ne pas en prendre sur une durée trop longue, de 4 à 12 semaines dans certains cas.
Les antalgiques opioïdes morphiniques agissent sur les neurotransmetteurs pour court-circuiter la douleur et ont un effet dépresseur du flux neuronal : ils peuvent donc être responsable de troubles de la mémoire. Ils sont donc à n’utiliser qu’en dernier recours. Même conseil pour les médicaments anticonvulsants qui entrainent aussi souvent des troubles de la mémoire.
Méfiance aussi pour les médicaments pour faire baisser le cholestérol : les statines. Certaines études pointent du doigt de possibles effets sur le cerveau, avec plus de troubles cognitifs.

Les additifs
Glutamate, aspartame, colorants, arôme naturel et autres poudres de perlimpinpin de l’industrie doivent être considérés avec méfiance. Les découvertes de ce qu’elles provoquent pour l’organisme ne peuvent compenser les intérêts qu’elles ont pour les industriels : dommage sur le cerveau, irritation de l’intestin, neurotoxicité, maux de tête
Pour préserver sa santé, mieux vaut donc acheter des aliments bruts puis les préparer vous-même ; ou scruter attentivement les étiquettes…

Le pouvoir de l’esprit
Bien que le cerveau soit de plus en plus connu, il reste des pans entiers mystérieux qu’il est intéressant d’entrevoir pour élargir sa vision des possibles. Sans adhérer benoitement à toutes les propositions mystiques, certaines ont du charme et à chacun de les confronter à son ressenti pour savoir si elles peuvent bonifier le quotidien.

Méthode Coué
Emile Coué est un pharmacien né au 19ème siècle qui s’est intéressé à l’influence qu’un professionnel de santé peut avoir sur ces patients. Accueillie avec succès aux USA et en Allemagne plus qu’en France, la méthode Coué a donné naissance à de nouvelles approches ou techniques comme le placebo, l’autosuggestion, la sophrologie, l’Analyse transactionnelle et la programmation neurolinguistique.
La méthode part du préambule que sur les milliers de pensées qui parcourt notre cerveau quotidiennement ; beaucoup sont négatives et inconscientes. Le but est de gagner du pouvoir sur notre esprit en le ‘reprogrammant’ pour progressivement modifier les pensées négatives, les croyances limitantes, etc.
Ainsi on peut s’autosuggestionner grâce aux mots, aux images et au corps. Les affirmations sont des phrases courtes et positives qui remplacent les anciennes idées négatives. La plus connue d’Emile Coué est la suivante ‘chaque jour sur tous les plans tout va de mieux en mieux’. L’autre possibilité passe par l’imagination, les sportifs, les militaires et certains médecins l’utilise pour visualiser les résultats escomptés. Et enfin on peut aussi utiliser le corps ; respirez par le ventre, souriez et tenez-vous comme celui que vous voudriez être !

La théorie du 100ème singe
Les jours où vous vous dites que votre contribution aux changements est inutile, rappelez-vous que vous êtes peut-être le 100ème singe ! Celui qui va créer le basculement vers une nouvelle compréhension du monde…
Sur une île japonaise, un macaque a un beau jour pensait qu’elle pouvait  laver sa patate dans l’eau du ruisseau avant de la manger. Elle enseigna ce truc à son entourage et, phénomène étrange, à partir d’un certain nombre, par exemple 99, quand la pratique s’est étendue au centième singe, c’est toute la communauté qui s’est mise à laver ses patates, même ceux des îles voisines !
Cette théorie nous apprend qu’il suffit qu’un petit groupe adopte une position différente, choisit de se rassembler et de co-créer autour de valeurs vitales ; alors la magie peut opérer. Les choses peuvent changer de manière soudaine et irréversible et l’humanité dans son ensemble peut basculer dans un nouveau paradigme.

Pour conclure
Le portrait ainsi dressé du cerveau est aussi positif que négatif ; selon l’idée qu’on s’en fait… Ainsi prendre soin de sa boite crânienne ne demande qu’un peu de bonne volonté, qui bénéficiera en plus à  la totalité du corps.
Et bien que les agresseurs du QI soient légions et en quantité croissante, on peut progressivement s’en protéger, les éliminer ; tout en oubliant pas d’affirmer que ‘les agresseurs du QI n’ont pas d’influence sur moi’.
On ne sait jamais…d’autant que cela pourrait être LA pensée qui fait basculer l’humanité !

Stéphanie Roussillon