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Noirs d’espoir pour une société de justice sociale et d’égalité


lundi 5 novembre 2018


Bure : justice expéditive sans la présence des prévenus !

Être jugé sans être présent, sans avocat et sans même en avoir été prévenu. L’affaire ne se passe pas dans un régime autoritaire d’Asie centrale, mais au tribunal de grande instance de Bar-le-Duc (Meuse). A l’heure où la répression policière et judiciaire s’accentue contre les opposants à la poubelle nucléaire, Gaspard d’Allens, journaliste et militant, coauteur de Bure, la bataille du nucléaire et opposant au projet d’enfouissement dit Cigéo, a été jugé mardi 16 octobre. Il n’était pas présent, et pour cause, il n’a pas été informé de cette audience ! Il n’a donc pu ni s’y rendre ni son avocat. Le procureur, Olivier Glady, a requis 3 mois de prison avec sursis pour entrave à travaux publics. Le jugement sera rendu le 13 novembre. Les faits qui lui sont reprochés, ainsi qu’à une femme, également jugée ce mardi en son absence à elle aussi, remontent au 23 janvier 2017. Ce jour-là, des engins de travaux envoyés par l’Agence nationale des déchets radioactifs (Andra) pénètrent dans le bois Lejuc, alors occupé par des opposants à la poubelle nucléaire. Officiellement, afin de « remettre en état » les lieux, comme l’a exigé la justice en août 2016 lorsqu’elle a déclaré le défrichement du bois illégal. Les occupants, craignant une expulsion, s’opposent à l’entrée des véhicules dans la forêt. Un groupe bloque le passage, dont deux personnes à visage découvert : Gaspard et Cécile. C’est ce que la justice nomme « l’opposition par violence ou voie de fait » aux travaux publics. « Il s’agit d’une justice expéditive et d’exception ». Etienne Ambroselli, avocat des opposants au projet Cigéo, s’est dit « atterré ». Apprenant par hasard, la veille, la tenue du procès, il en a demandé le report au motif que l’accusé ne le savait pas et qu’aucun avocat n’avait eu accès au dossier. Selon lui, le procureur avait accepté cette requête et l’avocat ne s’est donc pas précipité pour prévenir Gaspard. « Mais le procureur a retourné sa veste et demandé à ce que l’audience ait lieu ! » explique-t-il. La juge aurait donné son accord au motif que « le problème était connu, et qu’il n’y avait pas de raison de remettre à plus tard ». « Il s’agit d’une justice expéditive et d’exception, d’une atteinte grave au droit de la défense et à un procès équitable ». ajoute l’avocat. Incroyable mais vrai ! sur https://reporterre.net/ 
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